
MEDECINE ANTI-AGE
Qu’est-ce que la médecine anti-âge ?
La médecine anti-âge (souvent appelée médecine de la longévité ou médecine préventive et prédictive) est une spécialité qui vise à ralentir le processus de vieillissement biologique et à prévenir les pathologies liées à l'âge.
Contrairement à la médecine traditionnelle, qui est souvent curative (on soigne quand on est malade), la médecine anti-âge est proactive. Elle considère le vieillissement non pas comme une fatalité inévitable, mais comme un processus biologique sur lequel on peut intervenir pour maintenir une santé optimale le plus longtemps possible.

Quel est le rôle de la Médecine Anti-Age?
L'objectif ultime n'est pas seulement de vivre "plus vieux", mais surtout de vivre mieux et en bonne santé (augmenter ce qu'on appelle l'espérance de vie sans incapacité).
1. Prévenir les maladies dégénératives
En surveillant des biomarqueurs précis (inflammation, stress oxydatif, glycémie, cholestérol), elle permet de réduire les risques de maladies cardiovasculaires, de diabète de type 2, d'ostéoporose ou de déclin cognitif.
2. Optimiser l'énergie et la vitalité
Elle aide à combattre la fatigue chronique, les troubles de la mémoire et la baisse de libido, souvent liés à des carences en vitamines, minéraux ou à un déséquilibre hormonal (ménopause, andropause, thyroïde).
3. Renforcer le système immunitaire
Avec l'âge, nos défenses s'affaiblissent (immunosénescence). La médecine anti-âge propose des stratégies pour soutenir l'organisme face aux agressions extérieures et limiter l'inflammation silencieuse.
4. Maintenir une image de soi positive
L'aspect esthétique (qualité de la peau, densité capillaire, gestion du poids) est crucial pour le bien-être psychologique. Se sentir bien dans son corps aide à rester socialement actif et mentalement stimulé.
En résumé : Pourquoi s'y intéresser ?
La médecine anti-âge est une approche personnalisée : elle utilise des bilans biologiques approfondis pour proposer des solutions sur mesure (compléments alimentaires, réglages hormonaux, hygiène de vie). C'est un véritable "check-up" global pour vieillir en gardant ses capacités physiques et intellectuelles.
Les principales questions en Anti-age
- 01
Qu’est-ce que la résistance à l’insuline ?
La **résistance à l’insuline** est un trouble métabolique fréquent dans lequel les cellules du corps (muscles, foie, tissu adipeux) **répondent mal à l’insuline**.
👉 Pour compenser, le pancréas produit **de plus en plus d’insuline**.
👉 La glycémie peut rester normale pendant des années.
👉 Le problème principal n’est **pas le sucre**, mais **l’excès chronique d’insuline**.
C’est un état **silencieux**, souvent présent bien avant le diabète de type 2.
Pourquoi l’insuline devient-elle inefficace ?
L’insuline est une hormone indispensable qui permet :
* au glucose d’entrer dans les cellules,
* de stocker l’énergie,
* de réguler le métabolisme des graisses.
Lorsque les cellules deviennent résistantes :
* le glucose entre mal dans les muscles,
* le foie continue à produire du sucre,
* les graisses s’accumulent, surtout au niveau abdominal.
➡️ Résultat : **hyperinsulinémie chronique**, inflammation, fatigue métabolique.
Quels sont les symptômes de la résistance à l’insuline ?
La résistance à l’insuline peut provoquer :
Symptômes fréquents:
* Difficulté à perdre du poids malgré les efforts
* Graisse abdominale persistante
* Fatigue, surtout après les repas
* Fringales sucrées
* Brouillard mental
* Somnolence post-prandiale
Signes métaboliques associés
* Prédiabète ou diabète de type 2
* Cholestérol déséquilibré (triglycérides élevés, HDL bas)
* Hypertension artérielle
* Stéatose hépatique (foie gras non alcoolique)
* Syndrome des ovaires polykystiques (SOPK)
⚠️ Il est possible d’avoir une résistance à l’insuline **avec une glycémie normale**.
Comment diagnostique-t-on la résistance à l’insuline ?
Un simple dosage de la glycémie est **insuffisant**.
Examens utiles
* Glycémie à jeun
* Insulinémie à jeun
* Hémoglobine glyquée (HbA1c)
* Triglycérides
* Cholestérol HDL
* Tour de taille
Indice clé
**HOMA-IR** = (glycémie × insuline) / 22,5
* > 2 : résistance probable
* > 3 : résistance significative
📌 Une insulinémie élevée avec une glycémie normale est un **signal d’alerte précoce**.
Quelles sont les causes de la résistance à l’insuline ?
* Alimentation riche en sucres rapides et produits ultra-transformés
* Repas fréquents sans repos métabolique
* Sédentarité
* Surpoids abdominal
* Perte de masse musculaire
* Stress chronique (cortisol élevé)
* Ménopause, SOPK
* Certains médicaments (corticoïdes, psychotropes)
Quels sont les risques à long terme ?
Sans prise en charge, la résistance à l’insuline peut évoluer vers :
* Diabète de type 2
* Maladies cardiovasculaires
* Stéatose hépatique sévère
* Troubles hormonaux
* Infertilité
* Vieillissement métabolique accéléré
Comment traiter la résistance à l’insuline ?
🎯 Objectif principal
👉 **Faire baisser l’insuline**, pas seulement la glycémie.
1. Alimentation adaptée
* Réduction des sucres rapides
* Priorité aux :
* protéines
* fibres
* bons lipides
* Espacer les prises alimentaires
* Éviter le grignotage permanent
📌 Il n’est pas nécessaire de suivre un régime extrême dans la majorité des cas.
--- 2. Activité physique (fondamentale)
* La **musculation** est le traitement le plus efficace
* 2 à 3 séances par semaine minimum
* Le muscle est un organe clé de la sensibilité à l’insuline
3. Traitement médical (si nécessaire)
* **Metformine** : améliore la sensibilité à l’insuline et diminue la production hépatique de glucose
* Indiquée dans certains cas de résistance documentée, SOPK, prédiabète ou stéatose
4. Compléments possibles (au cas par cas)
* Magnésium
* Oméga-3
* Vitamine D (si carence)
* Myo-inositol (SOPK)
---
Peut-on inverser la résistance à l’insuline ?
✅ **Oui.**
La résistance à l’insuline est **réversible**, surtout lorsqu’elle est prise en charge tôt.
➡️ Une amélioration est possible **même sans perte de poids importante**.
Message clé à retenir
> *« Le problème n’est pas le sucre seul,
> mais l’insuline trop élevée en permanence.
> En corrigeant le mode de vie et le métabolisme,
> le corps peut retrouver son équilibre. »*
---
Quand consulter ?
* Difficulté persistante à perdre du poids
* Antécédents familiaux de diabète
* SOPK, stéatose hépatique
* Fatigue inexpliquée
* Bilan biologique évocateur
RÉFÉRENCES SCIENTIFIQUES MAJEURES
DeFronzo RA – Pathogenesis of type 2 diabetes – Diabetes Care
Reaven GM – Insulin resistance syndrome – Diabetes
Samuel & Shulman – Mechanisms of insulin resistance – Cell
ADA Standards of Care – Metabolic dysfunction
Taylor R – Twin Cycle Hypothesis – Diabetologia
Petersen KF – Hepatic insulin resistance – NEJM
- 02
1) La testostérone : c’est quoi exactement ?
Chez l’homme** : produite surtout par les **cellules de Leydig** (testicule), sous contrôle de l’axe **hypothalamo–hypophyso–gonadique** (GnRH → LH/FSH).
Chez la femme** : production **ovarienne + surrénalienne**, et conversion périphérique.
La testostérone circule sous 3 formes :
* **Liée à la SHBG** (Sex Hormone Binding Globulin) : fortement liée, peu “active”.
* **Liée à l’albumine** : faiblement liée (biodisponible).
* **Libre** : petite fraction, biologiquement active.
➡️ La SHBG change tout** : elle peut rendre une testostérone “totale” trompeuse (ex : SHBG élevée → T libre basse malgré T totale “normale”).
2) Rôles physiologiques (expliquer simplement au patient)
Chez l’homme
La testostérone contribue à :
* **Libido / fonction sexuelle**, érections (en interaction avec NO, vascularisation, psychisme)
* **Spermatogenèse** (avec FSH, testostérone intratesticulaire élevée)
* **Masse et force musculaires**, récupération
* **Densité osseuse**
* **Répartition de la graisse**, métabolisme
* **Hématopoïèse** (→ hausse possible de l’hématocrite sous traitement)
* **Humeur / énergie** chez certains patients (effet variable)
3) Déficit en testostérone (hypogonadisme) : tableau clinique
Symptômes fréquents chez l’homme
**Sexuels (les plus spécifiques)** :
* baisse du désir, diminution des érections matinales, dysfonction érectile
**Généraux** (moins spécifiques) :
* fatigue, baisse de motivation, humeur dépressive, irritabilité
* perte de masse musculaire/force, prise de graisse viscérale
* baisse densité osseuse, fractures, bouffées de chaleur (si déficit important)
⚠️ Beaucoup de symptômes sont **non spécifiques** : sommeil, dépression, hypothyroïdie, surmenage, médicaments, alcool, obésité, apnée du sommeil peuvent mimer un “low T”.
Causes principales
Primaire (testiculaire)** : Klinefelter, orchite, chimio/radio, traumatisme, infection, vieillissement testiculaire…
Secondaire (hypothalamo-hypophysaire)** : hyperprolactinémie, tumeur hypophysaire, déficit gonadotrope, opioïdes, glucocorticoïdes, maladies chroniques…
Fonctionnel** : obésité, syndrome métabolique, apnée du sommeil, inflammation chronique (souvent réversible en partie)
4) Diagnostic : le “bon” bilan (pratique clinique)
A. Confirmer biologiquement (points clés)
1. **Dosage de testostérone totale le matin**, idéalement à jeun, **à 2 reprises** (surtout si la première est basse). ([OUP Academic][1])
2. Si situation “à SHBG modifiée” (obésité, âge, hyperthyroïdie, VIH, hépatopathie, certains médicaments…) → considérer **testostérone libre / calculée** + SHBG.
**Seuils** : ils varient selon labos et sociétés savantes ; l’AUA propose un seuil pratique autour de **300 ng/dL (~10,4 nmol/L)** pour la T totale, *en contexte symptomatique*, mais l’interprétation reste clinique. ([AUA][2])
5) Traitements : ce que tu peux proposer:
Objectif thérapeutique
* Améliorer symptômes + ramener la testostérone dans une **zone physiologique “mid-normal”**
A. Testostérone (TRT) chez l’homme : formes
*(les choix dépendent pays/AMM, coût, préférence, observance)*
1. **Gel transdermique** (quotidien)
* * niveau stable, titration facile
* − risque de **transfert cutané** (partenaire/enfant), contrainte quotidienne
2. **Injections** (IM ou SC selon molécules/pays)
pratique, moins cher
− pics et creux possibles (symptômes fluctuants), surveillance hématocrite
3. **Patch**, **formes orales** (testostérone undecanoate oral dans certains pays)
6) Risques, effets indésirables, contre-indications;
Effets indésirables possibles (TRT homme)
* **Polyglobulie** (↑ hématocrite) → risque thrombotique potentiel → raison majeure de suivi
* **Acné / peau grasse**, rétention hydrosodée
* **Infertilité** (important !)
* **Gynécomastie** (via aromatisation en estradiol)
* Possible aggravation d’une **apnée du sommeil** non traitée
* Surveillance prostate (selon âge/risque) : pas de TRT en cas de **cancer prostate actif** (classiquement)
Cardiovasculaire : où en est la science ?
* Le grand essai **TRAVERSE** (hommes 45–80 ans, hypogonadisme confirmé + risque CV) a montré la **non-infériorité** sur les événements CV majeurs (MACE) entre gel de testostérone et placebo, avec un suivi médian ~33 mois. ([nejm.org][4])
* En 2025, la **FDA** a annoncé des **changements de classe** : ajout des résultats TRAVERSE et suppression du langage de “boxed warning” sur l’augmentation du risque CV, tout en maintenant une limitation d’usage pour l’hypogonadisme “lié à l’âge” et en ajoutant/renforçant des avertissements (ex : pression artérielle selon formes). ([U.S. Food and Drug Administration][5])
Références scientifiques (les incontournables)
* **Endocrine Society – Testosterone Therapy in Men With Hypogonadism (2018, JCEM)** : diagnostic (dosages matinaux répétés), indications, contre-indications, monitoring. ([OUP Academic][1])
* **AUA – Testosterone Deficiency Guideline (2018 + ressources)** : approche pratique diagnostic/prise en charge/suivi. ([AUA][2])
* **TRAVERSE Trial – NEJM 2023** : sécurité cardiovasculaire (MACE non-infériorité). ([nejm.org][4])
* **FDA (28 février 2025)** : changements d’étiquetage classe testostérone (TRAVERSE, limitation d’usage, vigilance TA). ([U.S. Food and Drug Administration][5])
* **ISSWSH Guideline 2021 (J Sex Med)** : testostérone systémique chez la femme pour **HSDD** (sélection, doses, suivi). ([ISSWSH][7])
* **BSSM Guidelines 2023** (revue/guideline pratique) : diagnostic/prise en charge et points de suivi. ([British Society of Sexual Medicine][9])
* **EAU Guidelines (Male hypogonadism / sexual & reproductive health)** : monitoring et évaluation avant TRT. ([uroweb.org][10])
[1]: https://academic.oup.com/jcem/article/103/5/1715/4939465?utm_source=chatgpt.com "Testosterone Therapy in Men With Hypogonadism"
[2]: https://www.auanet.org/guidelines-and-quality/guidelines/testosterone-deficiency-guideline?utm_source=chatgpt.com "Testosterone Deficiency Guideline"
[3]: https://www.isswsh.org/resources/publications/405-international-society-for-the-study-of-women-s-sexual-health-clinical-practice-guideline-for-the-use-of-systemic-testosterone-for-hypoactive-sexual-desire-disorder-in-women?utm_source=chatgpt.com "International Society for the Study of Women's Sexual ..."
[4]: https://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMoa2215025?utm_source=chatgpt.com "Cardiovascular Safety of Testosterone-Replacement Therapy"
[5]: https://www.fda.gov/drugs/drug-safety-and-availability/fda-issues-class-wide-labeling-changes-testosterone-products?utm_source=chatgpt.com "FDA issues class-wide labeling changes for testosterone ..."
[6]: https://www.fda.gov/drugs/drug-safety-and-availability/fda-approves-new-changes-testosterone-labeling-regarding-risks-associated-abuse-and-dependence?utm_source=chatgpt.com "FDA approves new changes to testosterone labeling ..."
[7]: https://www.isswsh.org/images/PDF/jsm_18_5_849.pdf?utm_source=chatgpt.com "International Society for the Study of Women's Sexual ..."
[8]: https://d56bochluxqnz.cloudfront.net/media/EAU-Guidelines-on-Male-Hypogonadism-2019v2.pdf?utm_source=chatgpt.com "EAU Guidelines on Male Hypogonadism - Cloudfront.net"
[9]: https://bssm.org.uk/wp-content/uploads/2023/08/WJMH22-1027-4-Copy.pdf?utm_source=chatgpt.com "Review Article"
[10]: https://uroweb.org/guidelines/sexual-and-reproductive-health/chapter/male-hypogonadism?utm_source=chatgpt.com "MALE HYPOGONADISM"
- 03
Le coenzyme Q10 (CoQ10) est une substance naturellement présente dans l’organisme. Il joue un rôle essentiel dans la production d’énergie cellulaire et dans la protection des cellules contre le stress oxydatif.
Avec l’âge ou dans certaines situations médicales, ses taux peuvent diminuer, ce qui peut contribuer à une fatigue persistante ou à une baisse de la capacité fonctionnelle.
Quel est le rôle du coenzyme Q10 dans l’organisme ?
Le CoQ10 intervient au cœur des cellules, dans les mitochondries, véritables “centrales énergétiques” du corps.
Ses fonctions principales sont :
Participer à la production d’ATP, l’énergie indispensable au fonctionnement des organes
Protéger les cellules contre les radicaux libres
Soutenir les tissus à forte demande énergétique (cœur, muscles, cerveau)
Pourquoi le coenzyme Q10 peut-il diminuer ?
La production naturelle de CoQ10 peut baisser dans plusieurs situations :
Avancée en âge
Maladies cardiovasculaires
Diabète ou syndrome métabolique
Traitements par statines (médicaments contre le cholestérol)
Polymédication ou maladies chroniques
Cette diminution n’est pas toujours problématique, mais elle peut devenir cliniquement pertinente chez certains patients.
Dans quels cas une supplémentation peut-elle être utile ?
La supplémentation en coenzyme Q10 peut être envisagée au cas par cas, notamment chez :
Les patients présentant une fatigue persistante après un bilan médical
Les personnes sous statines souffrant de douleurs musculaires ou de fatigue
Les patients atteints de pathologies cardiovasculaires chroniques
Certains sujets âgés présentant une baisse globale d’énergie
👉 Le CoQ10 n’est pas un traitement universel, ni un complément à prendre systématiquement.
Quelle forme et quel dosage ?
Lorsque le CoQ10 est indiqué, on privilégie généralement :
La forme ubiquinol (forme active), mieux assimilée chez l’adulte
Des doses de 100 à 200 mg par jour
Une prise au cours d’un repas, car il s’agit d’une molécule liposoluble
Les effets sont progressifs et s’évaluent généralement après 4 à 8 semaines.
Le coenzyme Q10 est-il sûr ?
Le CoQ10 est globalement bien toléré. Les effets indésirables sont rares et le plus souvent bénins (troubles digestifs légers).
Comme toute supplémentation, il doit être :
adapté à votre situation médicale
validé par un professionnel de santé
intégré dans une prise en charge globale, et non isolée
Objectif Dosage quotidien moyen
Entretien & Vitalité (Prévention)60 à 100 mg
Accompagnement des Statines (anti-cholestérol)100 à 200 mg
Soutien Cardiaque / Hypertension 150 à 300 mg
Prévention des Migraines 300 à 400 mg
Performance Sportive / Récupération 200 à 300 mg
- 04
Le NAD⁺ (nicotinamide adénine dinucléotide) est une molécule naturellement présente dans toutes les cellules de l’organisme.
Il joue un rôle central dans la production d’énergie, la réparation de l’ADN et le bon fonctionnement cellulaire.
Sans NAD⁺, les cellules ne peuvent pas fonctionner correctement.Le NAD⁺ (Nicotinamide Adénine Dinucléotide) est le carburant et l'électricien de l'usine. Il permet de produire de l'énergie et de réparer les machines (votre ADN). Avec l'âge, vos stocks de NAD⁺ chutent de moitié tous les 20 ans environ.
Quel est le lien entre le NAD⁺ et le vieillissement ?
Avec l’âge, les niveaux de NAD⁺ ont tendance à diminuer progressivement. Cette baisse est associée à :
une diminution de l’énergie cellulaire,
une réparation de l’ADN moins efficace,
une augmentation de l’inflammation chronique.
C’est pour cette raison que le NAD⁺ est souvent évoqué dans les recherches sur le vieillissement.
Le NAD⁺ est-il un “anti-âge” ?
Non. Le NAD⁺ n’est pas un traitement anti-âge, ni une solution miracle pour rester jeune.
Il s’agit d’une molécule clé de la biologie cellulaire, étudiée dans le cadre de la recherche sur le vieillissement, mais sans preuve actuelle qu’il ralentisse ou inverse le vieillissement chez l’humain.
Peut-on augmenter naturellement son NAD⁺ ?
Oui, et ce sont les moyens les plus efficaces :
activité physique régulière,
sommeil de qualité,
alimentation équilibrée,
limitation des excès caloriques,
réduction du stress chronique.
Ces mesures ont un impact bien plus démontré que les compléments.
Que sont le NMN et le NR dont on parle souvent ?
Le NMN et le NR sont des précurseurs du NAD⁺, c’est-à-dire des substances que l’organisme peut utiliser pour fabriquer du NAD⁺.
Ils font l’objet de nombreuses recherches scientifiques, mais à ce jour :
les données chez l’humain sont encore limitées,
leur intérêt clinique de routine n’est pas démontré,
leur usage doit rester prudent et encadré.
Les perfusions de NAD⁺ sont-elles efficaces ?
Certaines cliniques proposent des perfusions de NAD⁺.
À ce jour :
il n’existe pas de preuve solide d’un bénéfice durable,
les effets observés sont souvent transitoires et subjectifs,
aucune indication médicale officielle n’est reconnue.
Ces pratiques relèvent davantage de l’optimisation expérimentale que de la médecine validée.
Le NAD⁺ est-il dangereux ?
Le NAD⁺ et ses précurseurs semblent globalement bien tolérés, mais :
le recul scientifique est encore insuffisant,
les effets à long terme ne sont pas bien connus,
certaines formes peuvent entraîner des effets indésirables digestifs ou métaboliques.
C’est pourquoi toute utilisation doit être discutée avec un médecin.
Prescrivez-vous du NAD⁺ ou des précurseurs ?
Dans notre approche médicale :
le NAD⁺ n’est jamais prescrit de façon systématique,
il n’est pas proposé comme un traitement anti-âge,
la priorité est donnée à l’évaluation clinique, au mode de vie et aux facteurs de risque modifiables.
Lorsque le sujet est abordé, c’est dans un cadre informatif et individualisé, jamais comme une promesse.
Dosages recommandés
Les dosages dépendent de l'âge et du poids, mais les études cliniques récentes (2020-2025) suggèrent les paliers suivants pour le NMN :
Moins de 35 ansSouvent inutile (production naturelle encore haute).
35 à 50 ans250 mg à 500 mg
Plus de 50 ans ou Sportif500 mg à 1 000 mg
Dose maximale étudiéeJusqu'à 1 200 - 2 000 mg (sous surveillance médicale).
Et pour le NAD⁺ pur ?
Le NAD⁺ est moins souvent pris par voie orale (car dégradé par la digestion). On le trouve sous d'autres formes :
Sublingual (comprimés sous la langue) : 100 à 200 mg par jour.
Spray nasal : Absorption directe vers le cerveau (neuroprotection).
Perfusion (IV) : Utilisée en clinique pour des "reboosts" massifs (souvent 500 mg en une séance).
Conseils d'utilisation
Le moment idéal : Prenez-le le matin. Le NAD⁺ influence votre rythme circadien (cycle éveil/sommeil). Le prendre le soir peut perturber l'endormissement chez certaines personnes.
La synergie (Le combo gagnant) : La médecine anti-âge recommande souvent de coupler le NMN avec du Resvératrol ou de la Ptérostilbène. Le NMN fournit le "carburant" (NAD⁺) et le Resvératrol "appuie sur l'accélérateur" des gènes de longévité.
Conservation : Le NMN est sensible à la chaleur. Gardez votre flacon dans un endroit frais et sec (certains le conservent même au réfrigérateur pour garantir sa stabilité).
Précautions et sécurité
Le NMN est considéré comme sûr (non toxique) jusqu'à 1 200 mg/jour dans les études humaines. Cependant :
Statut légal : Dans certains pays (comme les USA), le statut du NMN est passé de "complément" à "médicament en cours d'étude", ce qui peut affecter sa disponibilité.
Avis médical : Indispensable si vous avez un cancer actif ou en rémission, car le NAD⁺ booste l'énergie de toutesles cellules, y compris les cellules prolifératives.
- 05
Le stress est l’un des facteurs les plus sous-estimés des déséquilibres glycémiques, pourtant il peut :
induire une hyperglycémie aiguë chez un sujet sain
aggraver une insulinorésistance existante
rendre inefficaces des mesures nutritionnelles pourtant bien suivies
expliquer des glycémies erratiques malgré un traitement correct
👉 En pratique clinique, stress chronique = hyperglycémie chronique fonctionnelle.
Lorsque vous êtes stressé(e), votre organisme libère des hormones du stress, principalement :
le cortisol
l’adrénaline
Ces hormones ont pour but de vous aider à faire face à un danger. Pour cela, elles augmentent la quantité de sucre dans le sang, afin de fournir rapidement de l’énergie.
Problème : lorsque le stress devient chronique, cette élévation du sucre devient permanente.
Effets du stress chronique sur la glycémie
Le stress prolongé peut entraîner :
une glycémie à jeun élevée
une résistance à l’insuline
une prise de graisse abdominale
des envies de sucre incontrôlées
une fatigue persistante
une difficulté à perdre du poids
- Le corps reste en mode “alerte” et ne peut plus réguler correctement le sucre.
Pourquoi la glycémie peut être élevée le matin ?
Le cortisol augmente naturellement le matin pour nous réveiller. En cas de stress chronique ou de mauvais sommeil :
le cortisol est trop élevé
le sucre est libéré dans le sang
la glycémie à jeun augmente, même sans manger
-- On parle parfois d’effet de l’aube.
Stress et envies de sucre : un cercle vicieux
Le stress agit aussi sur le cerveau :
il augmente le besoin de réconfort
il pousse à consommer des sucres rapides
le sucre apaise brièvement… puis relance le stress
Stress → sucre → pic glycémique → chute → stress
🩺 Signes évocateurs d’un déséquilibre glycémique lié au stress
Vous pouvez être concerné(e) si vous présentez plusieurs de ces signes :
glycémie élevée malgré une alimentation correcte
fatigue après les repas
réveils nocturnes (souvent entre 3h et 4h)
stockage abdominal résistant
nervosité, anxiété, tensions
fringales sucrées sous pression émotionnelle
Bonne nouvelle : c’est réversible
La glycémie liée au stress peut s’améliorer lorsque l’on agit sur :
🧘♀ Le stress
respiration lente et profonde
pauses quotidiennes
marche régulière
amélioration du sommeil
🍽️ L’alimentation
repas réguliers
protéines suffisantes
limitation des sucres rapides
attention à l’excès de café
🧠 Le rythme de vie
coucher plus tôt
exposition à la lumière le matin
réduction des stimulations le soir
Votre corps ne libère pas du sucre uniquement à cause de ce que vous mangez, Mais aussi à cause de ce qu’il perçoit comme stress.