
Mon Histoire
Dr Laurent Benadiba
Chirurgien plasticien, esthétique et réparateur
Un parcours forgé par la résilience, la tenacité et le travail
Un parcours forgé par la résilience
Le parcours du Dr Laurent Benadiba commence par une épreuve : le décès brutal de son père, l'année de son baccalauréat, l'oblige à renoncer à sa première inscription en médecine. Il consacre alors une année entière à sa mère, effondrée, et à ses trois frères et sœurs plus jeunes. Après avoir exploré d'autres voies — l'immobilier, puis la reprise de la petite affaire familiale — c'est vers la médecine qu'il revient, portant désormais aussi le rêve de son père disparu.
Le retour aux études est exigeant : il doit rattraper plusieurs mois sans aucune pratique intellectuelle et des matières oubliées depuis le lycée. Il échoue de peu au concours de première année, redouble, et travaille avec une détermination redoublée — jusqu'à terminer 10ᵉ de sa promotion à ce concours réputé pour sa sélectivité.
Une formation d'excellence en chirurgie plastique
Le reste de son cursus se déroule sans accroc, sans examen raté ni rattrapage, jusqu'au concours de l'internat, préparé avec la même rigueur car il vise une spécialité chirurgicale. Déjà marié à cette époque, il doit être classé suffisamment bien pour rester exercer à Paris — ce qui sera le cas. Sa fille aînée naît trois mois après le début de son internat.
Il s'oriente d'abord vers l'ORL et la chirurgie maxillo-faciale, avant de réaliser, après une année, que cette voie l'éloignait de sa véritable vocation : la chirurgie plastique. Avec le soutien du Professeur Servant, il fait valoir son « droit au remords » et intègre la filière de chirurgie plastique. Il achève sa formation dans les meilleurs services parisiens et de proche banlieue, notamment auprès du Dr Jean-Marie Faivre, référence de la chirurgie esthétique et fils de Jacques Faivre, fondateur de la Société Française de Chirurgie Esthétique.
C'est également au début de son internat qu'il rencontre le Dr Béatrice Lafarge-Claoué, héritière de la famille Claoué — dont le grand-père fut l'un des pionniers de la chirurgie esthétique à Paris, au point de donner son nom à des instruments chirurgicaux encore utilisés aujourd'hui. Sous cette double tutelle, il bénéficie d'une formation d'exception en chirurgie esthétique.
Une thèse de référence sur les prothèses mammaires
Sa rencontre avec le Dr Sylvain Petoin, spécialiste de la reconstruction mammaire, sera déterminante. Sous sa direction, il consacre sa thèse à l'analyse de plus de 900 dossiers de complications à long terme des prothèses mammaires. Ce travail de 250 pages lui vaut un prix de l'Académie Nationale de Chirurgie en 2019 puis c'est la Ligue contre le Cancer qui en fera un recueil spécial pour les patientes tiré à 250000 exemplaires
Les Drs Faivre, Lafarge-Claoué et Petoin demeurent à ce jour ses trois mentors de référence, ceux qui ont façonné sa pratique de la chirurgie plastique, esthétique et réparatrice.
Installation en libéral à Paris
En 2001, il s'installe en pratique privée à la Clinique Alphand, la plus ancienne clinique d'esthétique de Paris, dirigée par le Dr Béatrice Lafarge-Claoué et fondée par son grand-père, pionnier de la chirurgie esthétique en France dans les années 1950. En parallèle, il développe une activité de chirurgie réparatrice à l'Hôpital privé de Champigny.
Pionnier de la chirurgie intime en France
En 2004, alors que cette discipline se développe déjà largement aux États-Unis mais reste quasiment inexistante en France, une consœur médecin lui demande de réaliser une nymphoplastie. Constatant qu'aucun chirurgien français ne proposait alors cet acte, il se documente, se forme, et devient l'un des pionniers de la chirurgie intime en France. Cette spécialisation précoce le conduira à créer, en 2013, le 1er diplôme universitaire dédié (DUMEG) à la faculté de médecine de Créteil.
Médecine esthétique et transmission du savoir
Dès le début des années 2000, au contact du Dr Lafarge-Claoué à la Clinique Alphand, il se forme aux prémices de la médecine esthétique, notamment à l'utilisation du Botox — alors pas encore autorisé en France à visée esthétique. Cette discipline deviendra un pilier de sa pratique. En 2010, il crée à la faculté de médecine de Créteil le DUTIC, diplôme qu'il dirigera pendant plus de douze ans, formant de nombreux médecins aux techniques de médecine esthétique.
Son goût pour l'enseignement le conduit bien au-delà des frontières françaises : médecin-expert pendant six mois pour la création d'un centre esthétique à Hanoï (Vietnam) en 2012-2013, puis formateur pour différents laboratoires en Ukraine, en Angleterre, au Maroc, en Israël, au Brésil et en Suisse, à Dubai, en plus de nombreuses villes françaises.
Une nouvelle vie à Genève
En 2017, une ancienne élève (Dr Sophie MENKES) lui propose de la rejoindre à Genève pour développer ensemble la médecine et la chirurgie intime. Il accepte ce nouveau défi et exerce régulièrement en Suisse au cours des années suivantes, avant de décider, en 2023, de s'y installer durablement. Il y développe aujourd'hui son activité, notamment en médecine et chirurgie régénérative, au sein de la Clinique Vert Pré, l'une des références haut de gamme de Genève.
Dr Laurent Benadiba